Mardi prochain, les députés se préparent à choisir entre tuer ou soigner ?

La loi « aide à mourir » cache une vérité brutale : demain, l’État français tuera plus d’innocents en un an qu’il n’en a guillotiné en trente ans. Ce n’est pas un progrès. C’est une régression historique habillée de compassion.
Préambule — Quand un crime se déguise en progrès
La loi « aide à mourir » porte un nom soigneusement choisi pour ne pas effrayer. Pourtant, derrière cet intitulé policé se cache une réalité que l’Histoire connaît bien : celle des États qui décident qui doit vivre et qui doit mourir.
L’Histoire retient les grands noms. Elle se souvient des visionnaires, de ceux qui ont osé transformer le cours des choses. Mais elle grave aussi dans le marbre les noms des fossoyeurs — ces hommes de pouvoir qui, sous couvert de modernité, ouvrent des portes que leurs successeurs ne pourront plus refermer. Aujourd’hui, la France s’apprête à franchir l’un de ces seuils funestes : celui de la mort programmée, légalisée, médicalisée, et vendue comme un droit.
Le président de la république française Emmanuel Macron a choisi la voie de l’erreur. Un calcul froid envers les plus vulnérables. Une pression étatique sur les familles, à qui l’on proposera la mort avec insistance, comme on propose une option d’assurance. Une trahison envers les soignants, sommés de renier le serment d’Hippocrate pour devenir les instruments d’un système qui préfère détruire plutôt que soigner.
Car cette loi n’est pas une avancée : c’est une régression masquée en progrès. Une machine à broyer les consciences. Une normalisation de l’impensable. Et ceux qui la votent porteront, pour chaque vie bradée, la responsabilité d’avoir fait de la France un pays où l’État tue au lieu de soigner, où l’on abandonne au lieu de soutenir.
L’Histoire jugera. Et son verdict sera sans appel.
Quand la France exécutait ses condamnés : un chiffre qui accuse
La loi « aide à mourir » prend une dimension particulièrement glaçante lorsqu’on la replace dans l’Histoire judiciaire française.
D’après les données disponibles et recoupées, le nombre total d’exécutions capitales en France entre 1946 et 1981 — de la Libération jusqu’à l’abolition de la peine de mort — est estimé :
⚖️ Entre 320 et 350 exécutions en 35 ans
(dont une majorité pendant la guerre d’Algérie)
En 1981, Robert Badinter montait à la tribune de l’Assemblée nationale pour plaider avec une force historique l’abolition de la peine de mort imposée aux criminels. La France entière applaudissait. Le monde applaudissait. C’était un progrès réel, incontestable, moral.
Aujourd’hui, cette même France s’apprête à réintroduire une mort active légale — non plus pour avoir été jugé coupable, mais parce que « innocents, inutiles et coûteux ».
Pays-Bas, Belgique, Canada : ce que les chiffres révèlent depuis la première année et que l’on vous cache
La loi « aide à mourir » a déjà été expérimentée ailleurs. Les résultats sont documentés, officiels, vérifiables. Et ils sont accablants.
📊 Première année d’application — Chiffres officiels
| Pays | Année de la loi | Cas dès la 1ère année |
|---|---|---|
| 🇳🇱 Pays-Bas | 2002 | 1 882 cas |
| 🇧🇪 Belgique | 2002 | 235 cas |
| 🇨🇦 Canada | 2016 | 1 047 cas |
| TOTAL | 3 164 cas |
Sources : RTE Pays-Bas 2023 ; Commission fédérale belge 2023 ; Santé Canada 2023
🔴 Ce que ce chiffre signifie pour la France
En une seule année, si cette loi s’applique en France avec une intensité comparable à celle observée au Canada, l’État français aura tué plus de ses citoyens que la justice n’en a exécuté en plus de trente ans. (de 1946 à 1977) par condamnation à la peine de mort.
On se félicite du combat de Robert Badinter en 1981 pour abolir la peine de mort imposée aux criminels. Pour finalement l’imposer avec une loi aux innocents, par un vote et le consentement de nos élus.
Ce paradoxe moral devrait, à lui seul, arrêter net ce projet de loi.
Loi « aide à mourir » : les dérives inévitables que personne ne veut voir
La loi « aide à mourir » ne reste jamais là où on la place au départ.
C’est une loi vivante (ironique) — dans le mauvais sens du terme. Elle s’étend, elle se dilate, elle absorbe progressivement des catégories de personnes que ses promoteurs auraient jurés exclure au moment de sa création.
📉 Tableau des dérives observées à l’étranger
| Pays | Critères initiaux | Dérives documentées |
|---|---|---|
| 🇳🇱 Pays-Bas | Maladie terminale, souffrances insupportables | Dépression chronique, solitude, néonates (2005), mineurs dès 1 an (2024), +8 000 cas/an (4,6 % des décès) |
| 🇧🇪 Belgique | Maladie incurable terminale | Mineurs sans limite d’âge (2014), cas psychiatriques (+15 %), anorexie de jeunes adultes |
| 🇨🇦 Canada | Maladie grave incurable | Pauvreté invoquée, sans-abris SDF, handicaps, troubles mentaux seuls (prévu 2024, reporté) |
| 🇨🇭 Suisse | Demande autonome | Tourisme du suicide (Dignitas, 10 000 €), dépression, anorexie, commercialisation de la mort |
🗣️ Les témoignages brisent les arguments officiels
« Ma mère démente a été euthanasiée contre sa volonté, par ‘compassion’. » — Témoignage familial, rapport RTE Pays-Bas 2022
« Mon fils de 23 ans, déprimé, a obtenu l’euthanasie après refus des offres de thérapies. Les psychiatres ont validé. » — Parent belge, affaire Tine Nys
« J’ai demandé l’ « aide à mourir » parce que je n’avais pas de logement. C’était plus facile d’en finir que d’obtenir une aide sociale. » — Patient canadien, rapport Santé Canada 2022
« Mon frère, sain mais déprimé, a été « aidé à mourir » par une association suisse, sans suivi psychiatrique réel. » — Témoignage Exit Suisse 2021
Ces témoignages ne sont pas des exceptions. Ce sont des tendances documentées dans des rapports officiels. La pente est réelle. Elle est glissante. Et elle est surtout fatale et sans retour possible.

Soins palliatifs et psychiatrie : les vraies solutions que l’ Etat refuse de financer à sa juste nécessité
La loi « aide à mourir » ne répond pas aux vrais besoins. Elle les contourne. Elle propose la mort là où il faudrait proposer des soins. Elle normalise l’abandon là où il faudrait financer l’accompagnement.
🏥 Les deux urgences que cette loi ignore délibérément
1. Augmenter massivement le nombre de lits en soins palliatifs La France compte aujourd’hui l’un des taux de lits palliatifs les plus bas d’Europe. Des milliers de patients meurent dans la souffrance non par fatalité médicale, mais par manque de structures adaptées. Financer les soins palliatifs, c’est offrir une vraie dignité en fin de vie. Ce n’est pas ce que prévoit cette loi.
2. Réformer profondément et urgement l’aide psychiatrique La psychiatrie française est exsangue. Les délais d’attente se comptent en mois, parfois en années. Les moyens humains et financiers sont dramatiquement insuffisants. Des milliers de personnes en souffrance psychique se verront proposer la mort avant même d’avoir reçu un traitement digne de ce nom. Ce n’est pas ce que prévoit cette loi.
💀 La logique économique inavouée
Il faut nommer ce que personne ne veut dire : conduire un patient vers la mort coûte moins cher que de le soigner. C’est une réalité comptable, froide, et parfaitement indigne d’une démocratie qui se dit humaniste, une réalité à vous glacer le dos, car qui peut prétendre ne pas sombrer un jour dans cette catégorie des malades psychiatriques. La seule solution c’est mourrir ?
Et si demain Brigitte Macron réclamait un sursis dans sa vie — le président changerait-il d’avis ?
Cette question n’est pas anodine. Elle rappelle que les lois ne s’appliquent jamais de façon abstraite. Elles s’appliquent à des personnes réelles, à des familles réelles, à des vulnérabilités réelles que les textes de loi ne peuvent jamais totalement anticiper.
Loi « aide à mourir » : Badinter avait aboli la mort — Macron la rétablit
La loi « aide à mourir » ne libère personne. Elle condamne. Elle ne soulage pas : elle abandonne. Elle ne respecte pas la dignité : elle la rentabilise.
⚫ Ce que cette loi dit en réalité
- Elle dit que certaines vies valent moins que d’autres.
- Elle dit que la souffrance se résout par la mise à mort de celui qui souffre.
- Elle dit que l’État peut décider — directement ou indirectement — du moment de votre mort.
- Elle dit que les médecins peuvent tuer, malgré leur serment.
- Elle dit que les familles peuvent choisir la mort pour un proche, sous pression institutionnelle. e
- Sans jamais protéger les plus en danger d’un abus de faiblesse ?
Robert Badinter a consacré sa vie à arracher la France à la barbarie de la peine de mort.
Il a gagné. En 1981, la guillotine tombera plus sur personne. Et aujourd’hui, quarante ans plus tard, on ressort la faucheuse — vertueuse, blanche, médicalisée — pour l’appliquer non plus aux coupables, mais aux malades, aux déprimés, aux rejetés, aux démunis.
L’Histoire jugera
La loi « aide à mourir » sera peut-être votée. La mauvaise tendance des parlementaires peut l’imposer.
Voter cette loi ne la rendra pas pour autant juste,
car elle portera en elle la genèse de morts innocentes
L’Histoire a déjà jugé les sociétés qui ont choisi d’éliminer leurs vulnérables plutôt que de les soigner. Elle les a jugées sans indulgence, sans nuance, sans circonstance atténuante.
La France est à la croisée des chemins. D’un côté, la voie courageuse : financer massivement les soins palliatifs, réformer la psychiatrie, accompagner dignement jusqu’au bout. De l’autre, la voie de la lâcheté économique et morale : proposer la mort comme solution, et appeler cela un progrès.
La loi « aide à mourir » ne nous aide pas à mourir. Elle va aider à tuer. Les responsabilités seront terribles, et vouloir arrêter de souffrir ne doit pas condamner systématiquement mourir.

