🌇 Marseille rend hommage à Mehdi Kessaci : un cri collectif contre la violence des trafiquants

A vibrant scene of Marseille's harbor with yachts and the iconic Notre-Dame de la Garde Basilica.

À Marseille, une marche blanche sans banderole ni drapeau a rassemblé élus, militants et citoyens pour honorer la mémoire de Mehdi Kessaci, jeune homme de 20 ans assassiné le 13 novembre dans un contexte de narcotrafic. Ce rassemblement, organisé au rond-point où il a été tué, symbolise un acte de résistance face à la violence endémique qui gangrène certains quartiers de la cité phocéenne.

Mehdi, frère d’Amine Kessaci, militant écologiste particulièrement engagé dans la lutte contre le trafic de drogue, est considéré par beaucoup comme une victime collatérale. Les enquêteurs évoquent la piste d’un « crime d’intimidation », visant en réalité Amine. Lui-même sous protection policière depuis des mois, continue de mener un combat acharné contre les réseaux de narcotrafiquants, dénonçant leur emprise sur la vie locale et la montée des violences.

Le message de sa marche est limpide : « Justice pour Mehdi, 20 ans, mort pour rien. ». Il s’agit aussi d’un appel national : plus d’une vingtaine de villes en France ont prévu des rassemblements en solidarité, de Paris à Lyon, en passant par Bordeaux ou Poitiers.

Le dispositif de sécurité à Marseille s’annonce particulièrement sérieux. La préfecture déploie des moyens conséquents pour garantir le bon déroulement de la marche, tant pour protéger les participants que pour affirmer l’absence de reddition devant la violence. Parmi les personnalités politiques attendues figurent Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, et Vincent Jeanbrun, ministre délégué chargé de la Ville. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a quant à lui lancé : « N’ayez pas peur ; cette mafia ne nous fera pas taire. »

Pour Amine, cette marche marque l’espoir d’un tournant. Il a appelé les milliers de participants à « se lever ensemble » face au narcotrafic, pour que cette tragédie ne reste pas vainement symbolique, mais devienne le point de départ d’une mobilisation durable.

La mort de Mehdi Kessaci suscite une émotion profonde, mais aussi une prise de conscience : le narcotrafic à Marseille n’est pas simplement un phénomène criminel, il menace le tissu social, la cohésion démocratique et la sécurité des quartiers. En réunissant députés, figures politiques nationales, citoyens et associations, la marche blanche réaffirme la nécessité d’un engagement collectif contre les trafiquants.

Dans cette ambiance recueillie, silencieuse et résolue, chaque pas sur le bitume marseillais résonne comme une promesse : celle de ne plus laisser la peur gagner. Une promesse que Mehdi, tragiquement, a payé de sa vie — et que tous ceux qui marchent aujourd’hui portent comme un cri d’espoir : que ces drames cessent, et que la justice, enfin, triomphe.

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Morgan Maury
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