
À l’échelle mondiale, le nombre total de volontaires de plus de 15 ans recensés s’engageant au moins un mois s’élève à 862,4 millions de personnes.
Ce chiffre étonnant vient du dernier rapport des Volontaires des Nations Unies. Il représente près de 15% de la population active mondiale.
Les chiffres clés révèlent une réalité méconnue
Le rapport apporte des données concrètes :
- 862,4 millions de volontaires mensuels
- 6,5% pratiquent le volontariat formel (via des organisations)
- 14,3% choisissent le volontariat informel (aide directe)
- Les hommes privilégient le volontariat formel
- Les femmes optent davantage pour l’informel
Ces chiffres montrent clairement la préférence mondiale pour l’entraide directe.
Certains pays montrent l’exemple
La Turquie et l’Ouzbékistan se distinguent particulièrement. Dans ces pays, le volontariat informel dépasse 90% de la population. La Thaïlande suit avec 90% d’engagement informel.
L’Inde présente un modèle unique. Le pays atteint 71% de participation au volontariat gouvernemental. Le Sénégal affiche un équilibre remarquable entre toutes les formes d’engagement.
La COVID-19 a amplifié le mouvement
La pandémie a déclenché une vague de solidarité sans précédent. Des millions de personnes ont aidé spontanément leurs communautés. Aux Fidji, le Conseil des services sociaux (composé à 80% de bénévoles) est devenu crucial. Il a distribué de la nourriture et tracé les contacts et soutenu la vaccination.
Au Kazakhstan, des volontaires ont créé un centre de réadaptation professionnelle. Le projet a tellement réussi qu’il s’est étendu jusqu’ à 17 régions.
L’inclusion change la donne
Le rapport insiste sur un point essentiel : impliquer les communautés marginalisées produit des solutions durables. Au Kirghizistan, l’organisation Sairon aide les réfugiés depuis 1999. Son action a permis à de nombreux réfugiés d’obtenir la citoyenneté.
Au Malawi, des volontaires interviennent directement dans les écoles. Ils luttent contre la violence liée au genre avec des méthodes adaptées localement.
Des défis persistent
La pandémie a aussi révélé des fragilités. 47% des volontaires internationaux ont dû rentrer chez eux en 2021. Beaucoup de programmes essentiels ont souffert.
Les volontaires dénoncent souvent un manque de reconnaissance. « La société ne nous respecte pas toujours », témoigne un bénévole malien. Beaucoup réclament plus de participation aux décisions.
Conclusion : une force pour l’avenir
Malgré les difficultés, le rapport reste optimiste. Les 862 millions de volontaires mensuels constituent une force immense. Ils représentent un espoir réel pour construire des sociétés plus justes.
Les dirigeants de l’ONU le affirment : « Nous devons nous appuyer sur cette créativité exceptionnelle pour bâtir un avenir durable. » Le volontariat n’est plus une option – il devient une nécessité pour relever les défis mondiaux.

Source : Rapport sur la situation du volontariat dans le monde 2022, Programme des Volontaires des Nations Unies
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