
Le Kremlin ouvre la porte. Washington accélère. Kiev hésite. Un frémissement diplomatique inédit relance l’idée d’un accord de paix après plus de trois ans de guerre.
Contexte et faits vérifiés
Vladimir Poutine a déclaré que le projet de plan de paix présenté par les États-Unis « pourrait servir de base à un accord futur », tout en avertissant que la Russie poursuivrait son offensive si l’Ukraine ne retirait pas ses troupes de plusieurs régions contestées. Cette position a été confirmée par l’Associated Press, qui rapporte que Poutine voit dans le plan américain une « série de points discutables », mais pas encore un accord concret. (apnews.com)
Selon Reuters, ce projet — initialement un texte de 28 points, très controversé — a été retravaillé par Washington et Kiev à Genève pour atténuer les concessions perçues en faveur de Moscou. Le document final comprend 19 points et a été transmis au Kremlin. Poutine maintient toutefois une ligne dure : un cessez-le-feu ne sera possible que si les forces ukrainiennes se retirent du Donbass. (reuters.com)
Le Washington Post confirme l’arrivée imminente de l’envoyé américain Steve Witkoff à Moscou pour poursuivre les discussions, signe d’une accélération diplomatique américaine. Le journal souligne également les fortes inquiétudes européennes, divisées entre méfiance envers Moscou et volonté de stabiliser le continent. (washingtonpost.com)
L’Ukraine, de son côté, tente de garder la main. Volodymyr Zelensky a assuré ses alliés qu’il était « prêt à aller de l’avant » avec un plan de paix « digne », tout en rappelant que les droits souverains du pays restent non négociables. TF1 Info souligne que Kiev s’inquiète des importantes concessions demandées, notamment l’abandon de territoires occupés et une réduction massive des capacités militaires. (tf1info.fr)
Implications et perspectives
L’éventuel accord redessinerait l’équilibre stratégique en Europe. Un retrait ukrainien, même partiel, laisserait à la Russie une position territoriale avantageuse. À l’inverse, un refus pourrait isoler Kiev si Washington décidait d’exiger des résultats rapides.
Les prochaines semaines seront déterminantes. La visite américaine à Moscou, l’implication croissante de l’Union européenne et les déclarations fluctuantes du Kremlin laissent entrevoir une fenêtre diplomatique fragile mais réelle. à découvrir
