
L’Iran intensifie sa répression. Ce 12 janvier 2025, le régime iranien poursuit sa politique de terreur avec de nouvelles exécutions capitales et une surveillance accrue des opposants. Alors que la communauté internationale multiplie les condamnations, Téhéran refuse tout dialogue sur les droits humains. Cette escalade intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de contestation interne persistante. Exécutions Iran
L’Iran fait à nouveau face aux critiques internationales. Depuis le début de l’année 2025, le régime des mollahs a accéléré le rythme des exécutions capitales, ciblant notamment les manifestants arrêtés lors des protestations de 2022-2023. Cette stratégie de terreur vise à étouffer toute velléité de contestation dans un pays où la crise économique et les restrictions sociales alimentent un profond mécontentement populaire. Exécutions Iran
Un régime qui multiplie les exécutions
Des chiffres alarmants depuis janvier
Selon Amnesty International, l’Iran a procédé à au moins 15 exécutions depuis le 1er janvier 2025. Ce rythme place la République islamique parmi les pays les plus répressifs au monde. D’après Human Rights Watch, plus de 850 personnes ont été exécutées en Iran en 2024, soit le chiffre le plus élevé depuis 2015.
Les condamnations concernent principalement des accusations de « corruption sur terre » et de « guerre contre Dieu », des chefs d’inculpation fréquemment utilisés contre les opposants politiques. Par ailleurs, plusieurs prisonniers politiques arrêtés durant le mouvement « Femme, Vie, Liberté » ont été transférés dans des quartiers de condamnés à mort, selon l’ONG Iran Human Rights basée à Oslo.
Le cas symbolique de militants emprisonnés
Plusieurs figures de la contestation demeurent incarcérées dans des conditions dénoncées par l’ONU. En effet, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains en Iran a publié un rapport accablant début janvier. Le document évoque des tortures systématiques, des procès expéditifs et l’absence totale de garanties judiciaires pour les accusés.
De plus, les avocats défenseurs des droits humains subissent eux-mêmes des persécutions. Narges Mohammadi, Prix Nobel de la Paix 2023, reste emprisonnée malgré les appels internationaux à sa libération. Ainsi, le régime iranien envoie un message clair : aucune voix dissidente ne sera tolérée.

Une stratégie politique de la terreur
Réprimer pour maintenir le pouvoir
Les exécutions Iran s’inscrivent dans une logique de maintien du pouvoir par la peur. Effectivement, le régime fait face à une crise de légitimité sans précédent. L’économie iranienne souffre des sanctions internationales, avec une inflation dépassant les 40% selon la Banque mondiale.
La population iranienne, particulièrement les jeunes et les femmes, continue de défier les autorités malgré les risques. Néanmoins, la répression brutale des manifestations de 2022-2023 a temporairement freiné les mobilisations de masse. Les autorités misent désormais sur une surveillance numérique accrue et des arrestations préventives pour empêcher toute nouvelle vague de contestation.
Les tensions régionales comme diversion
Par ailleurs, l’Iran utilise les tensions géopolitiques régionales pour détourner l’attention. Les confrontations avec Israël, le soutien aux groupes armés au Liban et au Yémen, ainsi que le programme nucléaire controversé permettent au régime de mobiliser un discours nationaliste. Cependant, cette stratégie peine à convaincre une population de plus en plus désabusée.
Réactions internationales et impuissance diplomatique
Des condamnations sans conséquences
L’Union européenne a renouvelé ses sanctions contre l’Iran le 8 janvier 2025, ciblant spécifiquement les responsables de la répression. Selon l’AFP, 15 hauts fonctionnaires iraniens sont désormais interdits de voyage et leurs avoirs en Europe sont gelés. Toutefois, ces mesures ont un impact limité sur les dirigeants iraniens.
Les États-Unis maintiennent leur politique de « pression maximale » héritée de l’administration Trump. Pourtant, Téhéran refuse catégoriquement de négocier sur la question des droits humains, considérant ces critiques comme une ingérence dans ses affaires intérieures.
La diaspora iranienne mobilisée
Simultanément, la diaspora iranienne organise des manifestations dans les capitales occidentales. À Paris, Londres et Berlin, des milliers d’exilés réclament des sanctions plus sévères contre le régime. Ils appellent également les gouvernements occidentaux à reconnaître officiellement la nature criminelle du régime des mollahs.
Certains pays comme le Canada ont désigné les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste. Néanmoins, l’Europe hésite encore à franchir ce pas, craignant une rupture diplomatique totale qui compliquerait davantage le dossier nucléaire iranien.

Les exécutions Iran révèlent la fragilité d’un régime qui ne se maintient que par la violence. Alors que la communauté internationale semble impuissante, la question demeure : combien de temps la population iranienne pourra-t-elle supporter cette répression ? Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir du pays, notamment avec les élections législatives prévues en mars 2025. L’histoire récente montre que la pression populaire peut ressurgir à tout moment, transformant le silence forcé en explosion sociale.
Liens vers les références externes :
- Amnesty International : Rapports sur l’Iran 2024-2025
- Human Rights Watch : Iran Events 2024
- ONU Droits de l’Homme : Rapports du rapporteur spécial sur l’Iran
- AFP : Dépêches Iran janvier 2025
- Reuters : Iran news updates
- France 24 : Actualités Iran
- Iran Human Rights (ONG) : Statistiques exécutions
- Banque mondiale : Données économiques Iran
