Départ le 25 janvier 2026 : Morgan et Charlotte s’envolent ✈️ pour l’Inde, dans le Karnataka, afin de rejoindre l’école KSV, située dans le village de Kalkeri. Les rencontres et le bouillonnement de vie des enfants seront spectaculaires. Ils vont retrouver des volontaires, envoyés par la DCC, où ils vont vivre des expériences riches en humanité ☀️


Un saut vers l’inconnu, un désir d’ailleurs
Il y a un moment dans le parcours d’une vie, où des questions surgissent. Pas une crise. Plutôt une légère embrasure dans la surface lisse d’une vie planifiée. Les études sont terminées ou presque.
Le premier emploi ? Que faire ? Les repères sociaux sont posés. Et pourtant quelque chose manque. Quelque chose que les mots du quotidien ne savent pas encore dévoiler.
C’est souvent une image qui déclenche tout. Un ami revenu d’une mission à l’étranger avec des yeux différents, plus profonds, inspiré comme s’il avait appris à regarder autrement. Et soudain l’envie surgit, brute et imprécise : partir. Pourquoi pas ? Aller vers quelque chose que l’on ne connaît pas encore mais avec le sentiment qu’il faut aller la bas, pour découvrir le monde.
Cette envie traverse les générations, les milieux, les parcours. Elle touche l’étudiant en fin de master autant que le jeune professionnel installé dans son premier emploi sérieux. Elle n’épargne pas non plus ceux qui ont déjà voyagé. Parce que le voyage touristique, aussi enrichissant soit-il, ne répond pas à cette question-là. Il la déplace. Il l’habille d’images et de souvenirs. Le tourisme c’est voyager sans but, la mission c’est se fondre dans une aventure humaine inattendue, coloré de partage et d’échange.

Ce que cherchent ces jeunes, souvent sans pouvoir le formuler, c’est aller vers l’essentiel dans une expérience sensible. Construit de l’intérieur, à travers l’épreuve, la rencontre, l’engagement, des motivations d’adultes. Au-delà d’un diplôme, ce qui se gagne n’est pas une compétence mais la découverte de soi-même par le service envers les autres.
On commence une recherche en tapant quelques mots sur un moteur de recherche :
« Partir en mission à l’étranger ! » « Volontariat international, jeune pro. » Les résultats sont nombreux, hétérogènes, parfois déroutants. Entre le tourisme humanitaire déguisé en mission et les engagements structurés, encadrés par des dispositifs légaux, la frontière n’est pas toujours lisible.
C’est souvent dans un forum, un salon, une rencontre incarné, que la lumière apparaît . Derrière chaque organisation pertinentes, il y a des visages. Des personnes qui ont déjà fait ce chemin et qui savent ce que signifie poser sa valise dans un pays inconnu, avec sa bonne volonté pour seul bagage.
Novembre 2025, forum Soliway à Annemasse. Un salon dédié aux ONG, aux structures qui travaillent dans les lieux oubliés du monde. Parmi les stands, celui de la DCC, Charlotte, chargée de développement, interpelle sans détour les visiteurs pour présenter son organisation :
Qui est la DCC et quel est son rôle ?
C’est parfois comme cela qu’une aventure commence.






La DCC et le VSI pour passer de l’envie à l’engagement
La Délégation Catholique pour la Coopération existe depuis 1967, fondée dans l’élan du Concile Vatican II et de l’encyclique Populorum Progressio, ce texte fondateur de Paul VI qui affirmait que le développement de tous les hommes et de tout l’homme était l’affaire de chacun.
Depuis près de 60 ans, la DCC envoie des volontaires qualifiés dans des pays partenaires du Sud, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, dans l’océan Indien. Elle n’est pas confessionnelle dans ses critères de recrutement, elle accueille des volontaires de toutes convictions, mais elle porte des valeurs claires : la solidarité, le respect de la dignité humaine, le sens du service et la conviction que l’échange est toujours mutuel.

Le cadre dans lequel elle opère s’appelle le VSI : le Volontariat de Solidarité Internationale. Ce dispositif est encadré par la loi française du 23 février 2005. Ce cadre légal est essentiel. Il distingue le volontariat sérieux du tourisme humanitaire. Il protège les volontaires. Il garantit aux organisations partenaires le meilleur niveau de professionnalisme et de continuité.
Concrètement, un volontaire VSI est un professionnel qualifié qui part pour une mission de minimum douze mois dans une organisation partenaire. Il reçoit une indemnité mensuelle, une couverture sociale, un accompagnement avant le départ et un suivi pendant la mission. Il n’est pas touriste. Il est un professionnel qui choisit de mettre ses compétences au service d’un projet qui le dépasse, dans une mise en oeuvre transformante.
La DCC accompagne ainsi chaque étape. La sélection des candidats d’abord, qui n’est pas une simple vérification de CV mais une évaluation de la motivation, de la solidité psychologique, de la capacité à s’adapter en contexte interculturel. La préparation ensuite, avec des formations spécifiques sur les réalités du pays d’accueil. Le suivi pendant la mission, avec des points réguliers et des espaces d’échange entre volontaires. Et enfin le retour, souvent sous-estimé, qui est lui aussi une étape délicate nécessitant un accompagnement spécifique.

Charlotte connaît la Kalkeri Sangeet Vidyalaya (KSV) depuis dix ans. Elle l’a découverte en tant que volontaires à ses 18 ans. Aujourd’hui elle y retourne avec joie, son regards connait l’expérience que vivent les jeunes pros qu’elle envoie là-bas. Cette continuité entre expérience personnelle et engagement professionnel est caractéristique de la DCC.
La DCC et ses acteurs ne vendent pas un produit. Ils prolongent et partagent un vécu, parfois leur propre histoire du temps où ils étaient eux aussi volontaires. Si bien qu’ ils ont toutes les réponses aux questions des candidats avec une parole authentique qui donne confiance.
Kalkeri, l’école où la musique réconcilie
Il faut déja parler de cet exotique mystère que l’INDE porte en elle. Parce que chaque mission VSI s’incarne dans un endroit typique, avec ses parfums, son charme, son écho dans la jungle aux singes, ses visages bigarrés, ses contradictions, cet aspect de puzzle. Et Kalkeri est un de ces endroits qui vous bouleversent et vous questionnent dans une curiosité proche de l’appétit.


C’est un village du Karnataka, au sud de l’Inde. Pour y arriver, trois vols successifs, puis un taxi dont la conduite rappelle les manèges oubliés de l’enfance. La route est étroite, la végétation dense, la lumière différente, plus lourde, plus saturée. Et puis soudain, quelque part au-delà des arbres, une mélodie tournoyant cour vers vous. Un tabla qui fait vibrer l’air chaud du matin comme une prière que personne n’a demandée mais que tout le monde entend.

La Kalkeri Sangeet Vidyalaya “ KSV “ est une école bien implantée de musique pour enfants issus de milieux ruraux en grande précarité. 200 enfants, âgés de huit à quinze ans, issus des franges les plus vulnérables du Karnataka. Ces enfants proviennent de familles qui n’ont ni les moyens, ni les réseaux, ni les codes pour naviguer dans un monde qui avance à marche forcée en ignorant les plus éloignés.
Agathe et Mathieu Fortier ont fondé cette école il y a 24 ans. Elle, Franco-québécoise. Lui, Canadien québécois. Un couple qui aurait pu choisir une vie confortable dans leur pays d’origine et qui a préféré planter ses racines dans la terre orangée du Karnataka. Ce qu’ils ont construit n’est pas une ONG de plus. C’est une communauté vivante, un organisme qui respire, nourri par la conviction que l’éducation, la musique et la dignité sont des outils puissants pour l’éducation et l’autonomisation des enfants, adolescents et jeunes adultes de l’école.



La journée commence avant que le soleil ne soit pleinement levé. La méditation d’abord pas de religiosité paticulière, juste cette idée ancienne que le silence du matin prépare l’esprit à recevoir. Puis les cours, le sport, les répétitions musicales, les repas pris ensemble démarrent.
Les résultats aux examens SSLC sont excellents. Rupali Avargerimath, responsable du département académique, dit quelque chose d’essentiel :
« Nous voulons que les élèves quittent la KSV avec de bons résultats, mais aussi des valeurs solides, une pensée critique, et un sens clair de leur propre but. » Ce n’est pas un concept. C’est concret.

Les enfants apprennent le tableau périodique et ils apprennent aussi à tenir un tabla. Ils passent leurs examens nationaux et ils apprennent à réparer une sitar, guidés par les artisans de Miraj. Chaque semaine, la KSV consacre du temps au « Green Time » : des sessions en plein air où les enfants marchent dans la forêt, identifient les plantes, fabriquent des remèdes naturels, trient les déchets. Tara Fortier observe simplement : « Les étudiants ont commencé à se rappeler mutuellement d’éteindre les lumières, de réutiliser le plastique, de ne prendre que ce qu’ils mangeront. C’est ça, l’apprentissage réel. »






Les Volontaires – Portraits sous la lumière indienne
Entre dix et vingt volontaires sont présents à la KSV à tout moment de l’année. Ils viennent de France, du Canada, des États-Unis. Leurs profils sont radicalement différents. Ces personnes que l’on aurait croisées sans faire attention dans les rues de Lyon ou de Nancy se rencontrent ici, à dix mille kilomètres, pour partager une aventure commune et aussi individuelle.

Hippolyte
Lui a 22 ans, originaire de Lyon. Il est ici depuis deux mois dans le cadre du service civique. L’acclimatation a été difficile, la chaleur, la nourriture différente, l’absence de repères habituels. Et puis quelque chose a commencé à s’ouvrir, avec le temps et au travers des autres. Son parcours le montre clairement : le service civique n’est pas une dépense à fonds perdus, mais un véritable investissement durable dans l’acquisition d’une conscience citoyenne et éclairée.


Laïda
Elle vient du Sud-Ouest de la France. Elle étudie la psychologie et s’est rapidement synchronisée au rythme indien, avec une grande douceur elle s’ attire les sourires des enfants dans des moments suspendus où le temps lui semble si différent. Elle a compris très vite que ces enfants ont besoin de présence. De quelqu’un qui les regarde sincèrement, qui les écoute vraiment. Ce don simple et immense que l’on nomme attention pour chacun d’eux.


Juliette
Juliette est professeure d’art. Elle est arrivée avec ses méthodes, ses références, ses attentes. Et la réalité a tout chamboulé. « Parfois on prévoit tout sur le papier et la réalité chamboule tout et c’est tant mieux. » Les enfants de la KSV l’étonnent par leur créativité naïve et colorée, par cette joie gratuite qui lui donne envie d’aller encore plus loin. « Chaque enfant a un enthousiasme et une curiosité qui donnent envie de se dépasser chaque jour. »


Camille
Venant de Nancy où elle est infirmière, elle tiens la « bobo house » l’infirmerie où les enfants savent qu’ils peuvent venir quand ça ne va pas. Et ils viennent. Le soir, un rayon de soleil traverse la petite salle de soins. Les rires fusent dehors. Camille dit simplement, le regard au loin : « C’est très émouvant de se sentir si importante pour eux. »


Kety
Et puis il y a Kety, venue de Tchéquie. Elle travaillait dans une grande entreprise internationale. Le business, les réunions, les objectifs périodiques. Et puis est arrivé ce moment que beaucoup reconnaissent sans oser le nommer : le vide que l’on ressent quand on a tout ce que le monde propose sans pourtant se sentir pleinement rempli. Elle est venue en quête à la KSV. Grâce à ses qualités de management, elle gère désormais l’ensemble des volontaires, répond aux questions banales comme aux plus existentielles. C’est une reconversion qui donne plus d’espoir que de vertige.






il y a ausi Martin Vanasse, volontaire canadien, dit quelque chose qui mérite d’être cité :
« Au-delà de l’éducation académique et de la musique hindustanie, la KSV offre aux jeunes un environnement bienveillant et la chance de profiter d’une enfance remplie de précieux souvenirs. J’ai été immergé dans les coutumes quotidiennes au travers de la nourriture, des fêtes, de la spiritualité et dans une humanité chaleureuse. J’ai ouvert les yeux. »
Ces portraits dessinent un profil type du volontaire VSI que la DCC accompagne : un jeune professionnel qualifié, curieux, habité par une question à laquelle son environnement habituel ne sait pas répondre, et qui choisit de chercher cette réponse dans un engagement concret auprès des autres. Ces personnes ne sont pas des héros. Elles offrent leurs compétences et leur présence, et reçoivent en échange quelque chose d’inestimable : une meilleure découverte de soi au travers de l’autre.





Servir et apprendre, deux ailes pour grandir
Il y a un travers qui guette tous ceux qui partent en mission humanitaire ou en volontariat international, quelle que soit leur bonne volonté. C’est le syndrôme du sauveur. Cette conviction plus ou moins consciente d’aller apporter quelque chose dont les autres manque. Aller éclairer des zones sombres qui empêche d’avancer.
Cette tentation est humaine. Elle n’est pas nécessairement imprudente. Mais elle est risquée. Parce qu’elle repose sur une asymétrie fausse. Et parce qu’elle empêche de voir ce qui se passe vraiment dans l’échange.

La KSV est un antidote puissant. Dès les premiers jours, le volontaire comprend que les 200 enfants de l’école ne sont pas des victimes à secourir. Ce sont des êtres en devenir, habités d’une vitalité, d’une créativité et d’une joie qui dépassent souvent ce que le volontaire a connu dans sa propre enfance, pourtant bien mieux dotée en ressources matérielles. La richesse de ces enfants est d’une autre nature. Elle est relationnelle, musicale, spirituelle au sens large du terme. Elle est dans leur capacité à être pleinement présents dans ce qu’ils font, à rire sans retenue, à apprendre avec une avidité que l’abondance occidentale a parfois épuisé.
Ce constat n’est pas une idéalisation. Ce n’est pas du miserabilisme inversé qui transformerait la pauvreté en vertu. C’est simplement une observation honnête de ce que l’échange produit. Juliette ne prétend pas que ses élèves de la KSV sont meilleurs que ses élèves français. Elle dit qu’ils lui donnent envie de se surpasser. Que leur regard neuf sur ce qu’elle enseigne l’oblige à questionner ses certitudes. C’est ça, l’échange réel. Pas une aide unilatérale mais une rencontre qui nous transforme tous.

Il y a aussi cette réflexion que l’expérience impose naturellement sur nos sociétés. En France, il existe une forme de pauvreté que les statistiques ne mesurent pas : la pauvreté relationnelle. Les liens qui deviennent ténus. Les repas de famille où chacun fixe son écran. Les maisons de retraite où les anciens attendent, des semaines entières, qu’on vienne se rapprocher d’eux pour passer un peu de temps ensemble.
Le contraste à la KSV est saisissant. 200 enfants issus de l’une des régions les plus défavorisées de l’Inde se lèvent chaque matin dans un cadre fait pour eux. Les wardens, ces adultes qui vivent avec les enfants, partagent leur quotidien, incarnent une autorité, un repère.
Partir en volontariat, ce n’est pas aller chez les autres pour constater leurs manques.
Les valeurs de la KSV Intégrité, Compassion, Équité, Coopération, Accomplissement ne sont pas des mots écrits sur une charte au mur.
Ce sont des pratiques quotidiennes, incarnées par les enseignants, les wardens, les volontaires, et surtout les enfants. Ces valeurs ne s’apprennent pas dans un manuel. Elles se vivent. Et en les vivant, le volontaire les rapporte avec lui, les adapte dans sa vie professionnelle et personnelle une fois rentré, comme ils utiliseraient un trésor.
C’est cela, servir pour apprendre. Pas la condescendance du bienfaiteur. Pas la culpabilité du privilégié. Mais l’humilité donne à découvrir la richesse du monde au-delà de ce que l’on apprend dans les plus grandes écoles et qu’au travers de l’autre, ce miroir, il y a le moyen le plus honnête qui soit pour se connaître soi-même.
Et vous n’avez pas encore tout vu ‼️




















Les Enfants

















Délégation Catholique pour la Coopération — accompagne les volontaires vers des missions de terrain dans plus de quarante pays. Pour rejoindre une mission ou en savoir plus : www.ladcc.org
Je deviens bénévole : https://ladcc.org/je-deviens-benevole-ou-adherent/
Candidater : candidatures@ladcc.org
La Délégation Catholique pour la Coopération (DCC)
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